La carrière de la Communion

Un peu en aval de la sole de la carrière, le chemin traverse une ancienne goulotte à terres de remblayages ; on peut voir les vestiges d′une maçonnerie ainsi que des éboulis restés sur place. A la fin du 19e et au début du 20e siècle on déversa à cet endroit de la pierre concassée préalablement acheminée par voie ferrée jusque sur le versant.

A l′origine, on utilisait le grès de Kahleberg pour construire maisons et routes ; à Goslar, on s′en servait déjà au 12e siècle. Ce grès toutefois est inutilisable dans les travaux de taille fine de la pierre : sa forte teneur en quartz le rend extrêmement dur et ses lignes de cassure sont irrégulières. Ainsi se trouvent dans la vieille ville des bâtiments dont les murs ont été construits en grès massif de Kahleberg, mais les baies de fenêtres et de porte en grès de Hils plus tendre. Il n′y a pas si longtemps encore, on recourait au grès de Kahleberg comme matériau de construction : c′est lui qui servit à ériger les installations en surface modernes dessinées par Fritz Schupp et Martin Kremmer.

Dans un croquis remontant à 1735, la Carrière (= Steinbruch) de la Communion est encore désignée sous le vocable de « Mitlere Stein Brug ». Son nom actuel, elle le doit au fait que Johann Christoph Roeder avait aménagé à partir de 1768 la carrière de la Communion, dans le Bas-Harz, pour en faire la carrière centrale qui permettrait d′aménager la mine et fournirait les remblais de comblement. Jusqu′à cette époque, les mineurs n′avaient pas comblé de façon planifiée les cavités débarrassées de leur minerai, de sorte que la stabilité statique de la montagne était de plus en plus menacée.

Pour descendre jusqu′au Plateau Gaipel les pierres destinées aux aménagements souterrains, Roeder fit installer une descenderie dans laquelle deux wagons à mouvements alternés descendaient les pierres jusqu′à l′orifice du puits Kanekuhl en profitant de la force naturellement motrice, pesanteur oblige, du wagon plein.

De là, les pierres étaient transférées dans le fût d′extraction de minerai qui descendait dans la mine tandis que par le même mouvement tournant de la cage à câble un fût rempli de minerai remontait jusqu′à la recette élevée du puits. Georg Melchior Kraus déjà, lui qui avait accompagné Goethe lors de son troisième périple dans le massif du Harz, avait croqué cette descenderie ; Rosenbaum en fit également état dans le guide du Rammelsberg de Carl Koch publié en 1837.

Pour aménager les mines, il fallait des pierres assez volumineuses que l′on ne trouvait toutefois pas en tous endroits de la carrière. Souvent il fallait évacuer des éboulis et ces derniers finissaient entassés en terrils sauf lorsqu′on pouvait s′en servir comme matériau de remblayage ou pour construire la chaussée dans la zone de la Communion. Dans les années 1860, des négociations conduites avec l′administration des « ponts et chaussées » de Hanovre allaient apporter remède au problème. Cette administration avait en effet besoin de ballast et se disait aussi prête à le payer un bon prix. Cette transaction convenait à la Communion en tant qu′exploitante de la carrière, mais à la condition que les prélèvements de matériau soient constants et fiables et que l′administration des « ponts et chaussées » se charge de son acheminement. En outre, il faudrait que des voies ferrées installées à ses frais circulent à deux niveaux dans la carrière afin de pouvoir évacuer d′endroits différents des qualités de pierres elles aussi différentes.

La prise était effectivement assurée vu que, grâce au raccordement ferroviaire imminent de Goslar donc à la baisse des frais de transport, le matériau allait être rendu désormais disponible dans toute la région de Hanovre. Les voies installées sur la sole de la carrière rendaient aussi de bons services directs à l′administration minière de la Communion vu qu′elles servaient également à transporter les terres de remblayage. Par ailleurs, il fut possible de porter de 27 à plus de 30 le nombre d′ouvriers affectés à la carrière.

Au plus tard à la fin du 19e siècle on se mit à faire transiter la pierre concassée par la goulotte pour combler les cavités laissées par l′enlèvement du minerai. Sa partie têtière se trouvait là où le chemin atteint la sole de la carrière. De la station de prélèvement, quelque 60 mètres plus bas, il ne reste plus de trace. De là, la pierre concassée chargée dans les wagonnets sur voie démontable gagnait une rampe située au dessus du puits Winkler et chutait une deuxième fois. De la station de prélèvement proche des bâtiments en surface du puits Winkler, on la transportait enfin, toujours par voie ferrée démontable, jusqu′au Puits Plat situé plus loin au nord-est. De là, la pierre étaient déversée vers le fond.







Niedersächsische Musiktage 2014
27.09.2014
15.00 - 17.30 Uhr

„Glückauf“ - ein Wandelkonzert in den Tagesanlagen mit Musik und Film: Kinderchor und Bläserklasse, Streichquartett und Brass-Band. Ungewöhnliche Klang-Räume in faszinierender Umgebung.

Preis:
20,00 €
Kinder 15,00 €
 
Sonntags-Matinee
28.09.2014
11.00 Uhr

Vortrag: Hans-Dieter Kreft, Salzhemmersdorf: „Der Hüttenstollen – vom Förderstollen zum Besucherbergwerk – Steinkohlenbergbau am Osterwald“

Preis:
kostenfrei
 
Veranstaltungskalender
Weitere Infos und Termine finden Sie in unserem Veranstaltungskalender.