Les prairies du mont

A l′origine, les prairies du Mont Rammelsberg attenaient au village de montagne, ce lotissement où habitèrent jusqu′à sa disparition au 14e siècle les gens qui vivaient directement de l′activité minière. Des vestiges archéologiques suggèrent que le village de montagne était occupé depuis le 10e siècle déjà. Il constitue donc, avec la commune du marché, l′une des cellules germinales de Goslar ; à l′époque de sa plus grande extension, le village de montagne couvrait 33 hectares.

Lorsque l′activité minière traversa une crise au milieu du 14e siècle, le village fut déserté ; ses habitants rejoignirent la commune du marché – lorsqu′ils n′émigrèrent pas carrément – et s′établirent sur le Mont Frankenberg lequel resta jusqu′au début du 20e siècle le quartier des mineurs de Rammelsberg.

Les fondations élevées en maçonnerie et sur lesquelles s′appuie l′église du village de montagne, découvertes au cours de fouilles archéologiques dans les années 1920, sont clairement reconnaissables sur le terrain, mais en dehors toutefois de notre parcours et les arbres empêchent de les voir d′ici. Les modelages du sol et les terrassements que l′on reconnaît très bien d′ici montrent que les habitants du village utilisaient les prairies comme surfaces horticoles et de pâturage pour leur bétail. Bien que le nom de Bergwiesen (« Prairies de montage ») ait acquis droit de cité pour désigner cet endroit, la flore qui le recouvre diffère fondamentalement de celle rencontrée dans les prairies des hauts alpages.

Sur le terrain moutonnant des « prairies de montagne », on discerne à peine le Blauer Haufen dans le lointain : la couverture d′herbe et de buissons ne livre aucun indice permettant d′en déduire l′origine de son nom, étroitement liée avec la 8e bouche d′aération de la Profonde Galerie Julius Fortunatus, le puits Finkenflucht. Ces bouches d′aération étaient nécessaires pour que les mineurs puissent respirer de l′air frais sous terre. Elles se justifiaient aussi d′un autre point de vue : elles permettaient d′évacuer plus facilement les morts-terrains venus du front de taille et permettaient aux mineurs d′atteindre plus rapidement leurs postes de travail. Lorsqu′à cet endroit fut créé le puits Finkenflucht, en 1572, on déversait en terril l′ardoise d′un bleu profond ainsi obtenue. Au fil du temps, ce terril n′a certes pas conservé son aspect, mais son nom redevable de son ancienne teinte est resté.

Au milieu du 15e siècle, la crise qu′avait traversée l′exploitation minière de Rammelsberg était largement surmontée. Grâce à la nouvelle technique d′exhaure « Heinzen », on était en mesure d′épuiser même les galeries situées en dessous de la galerie Rathstiefste. Les galeries les plus profondes demeuraient toutefois infranchissables en raison des eaux pénétrantes, et empêchaient de pousser à de plus grandes profondeurs. En 1478, la confrérie de Johann Thurzo convint avec le conseil de la cité de creuser une galerie de démergement nouvelle et plus profonde. Entamés en 1486, les travaux ne prirent fin avec succès qu′en 1585, après de nombreuses interruptions. Désormais, les eaux minières n′avaient plus à être remontées jusqu′à la sole de la galerie Rathstiefste pour quitter ensuite la montagne et s′écouler, elles rejoignaient déjà la surface à une cote située 40 mètres en dessous. Ceci confortabilisait de façon essentielle l′exploitation des galeries et faisait en outre économiser des frais considérables à l′administration seigneuriale de la mine. Depuis la sole de la Profonde Galerie Julius Fortunatus, on creusa en 1749 une galerie de prospection vers l′extrémité du versant, ce qui permit en 1859, après 110 années d′attente, d′atteindre le Nouveau Gisement du Rammelsberg.

En 1585, lorsque la Profonde Galerie Julius Fortunatus établit la jonction, les répercussions se firent sentir pas seulement dans l′activité minière. D′autres changements en résultèrent également en surface, dont certains que personne n′avait prévus : le Wasserbreeke, ce ruisseau dont les bras traversaient les prairies du mont, s′assécha subitement. Son eau pénétrait désormais dans la Profonde Galerie Julius Fortunatus, qui se chargeait de l′évacuer. On distingue encore clairement aujourd′hui les bras du ruisseau, semblables à des incisions profondes dans le terrain environnant.

Lorsqu′éclata la Première Guerre Mondiale, les charretiers des villages voisins de Goslar assuraient avec quelques 500 véhicules le transport du minerai jusqu′aux fonderies. Jusqu′au printemps 1916, le nombre d′attelages était redescendu à environ une centaine car l′on avait aussi besoin des chevaux au front et ils y mouraient comme les hommes dans les combats meurtriers.

Au cours de la Première Guerre Mondiale, le Rammelsberg fut déclaré important pour la guerre car l′industrie allemande de l′armement dépendait de ses livraisons de cuivre et de soufre. Pour cette même raison, le service des mines fit tracer pendant l′hiver 1916/1917 un itinéraire ferroviaire à voie étroite de six kilomètres de long aboutissant à la fonderie d′Oker. A ce travail de viabilisation participèrent aussi les prisonniers russes internés au Rammelsberg.

La guerre influa aussi à d′autres égards sur les travaux de la mine : vu que la demande avait augmenté, il lui aurait été parfaitement possible de vendre également des minerais à d′autres preneurs. « Il fut toutefois impossible de vendre les quantités souhaitables de minerai à d′autres fonderies car au début il manquait des véhicules pour le transporter jusqu′à la gare et ensuite, une fois le chemin de fer d′exploitation prêt à entrer à service pour transborder le minerai à Oker, des difficultés dans l′approvisionnement en matières d′exploitation et une pénurie de véhicule étaient apparues. »

Les prés de montagne comportent encore aujourd′hui les traces de cette voie ferroviaire : les traverses qui retenaient les rails sont toujours là. An 1927, une fois la galerie Gelenbeek ouverte, l′itinéraire ferroviaire à flanc de montagne perdit de l′importance et l′on retira le ballast de la voie.







Sonntags-Matinee
31.08.2014
11.00 Uhr

Exkursion im Oberharz: Ullrich Reiff M.A., Göttingen: „Rund um des Rosenhöfer Revier“, Treffpunkt Parkplatz Ottiliae-Schacht

Preis:
kostenfrei
 
Internationales Musikfest Goslar 2014
06.09.2014
18.00 Uhr

Aufbruch ins Freie

Ein Konzertparcours zu Luigi Nono
Ensemble Megaphon und Julia Mihaly Sopran
Stadtprojektchor Goslar, Leitung: Carsten Jelinski

Werke von Luigi Nono, Helmut Lachenmann, Gerald Eckert, Thierry Blondeau, Georg Friedrich Händel, John Dowland und Erik Satie

Preis:
20,00 €
Kinder 15,00 €
 
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